jeudi 18 octobre 2012
Idées de projet
1. Création d'un guide
touristique:
Le produit final serait une sorte de guide touristique sous forme de blogue, à créer pour une autre classe d'une autre ville (qui effectuerait le même travail dans l'autre sens).
Les apprenants seraient divisés par groupe ayant chacun un aspect de la ville à chercher (les sorties culturelles: cinémas, musées...; les évènements de la ville: festivals, foires; les restaurants, etc.). Ils effectueraient les recherches sur internet mais également dans la ville (pour prendre des programmes écrits par exemple). Ils pourront ainsi proposer de mettre leur endroit préféré dans le blogue, s'ils ont déjà une certaine connaissance de la ville.
L'idée est que les apprenants de l'autre ville puissent venir visiter celle-ci en suivant le guide touristique simple proposé (idéalement).
Le blogue pourrait se spécialiser à une particularité qui se retrouve souvent dans la ville (à Aix-en-Provence par exemple, les enseignes portant le nom "Aix").
2. Les expressions en film:
Le but serait de créer un petit montage vidéo sur les expressions françaises.
Les apprenants pourraient aller interviewer des natifs et leur demander de citer une expression française. Ensuite, les étudiants choisiraient leurs expressions préférées à mettre dans le montage vidéo. Ils diront ce qu'ils en comprennent (par des dessins / sketch intégrés dans la vidéo - et par oral pendant que les images passent) puis ce que cela veut réellement dire, et s'ils ont un équivalent de cette expression dans leur langue, à traduire si possible en français (par exemple "it's raining cats and dogs" "il pleut des chats et des chiens").
3. Une jolie petite histoire:
Les apprenants élaboreraient des petits sketchs sur tel ou tel acte de langage, créant un petit film (vidéo de quelques minutes).
Les étudiants seraient divisés en groupe ayant chacun un acte de langage différent à observer, puis chaque groupe présentera son acte de langage (en expliquant son utilisation, en répondant aux questions des camarades qui n'auraient pas compris tel ou tel aspect) et leur proposition de petit sketch, qu'ils pourront modifier avec l'avis des autres apprenants. On peut également imaginer que chaque groupe sera charger d'effectuer une fiche sur son acte de langage, fiches qui seront par la suite communiquées à chaque étudiant en guise de synthèse. Enfin, ils construiront ensemble le produit final en interagissant sur comment ils imaginent les scènes.
Il faudrait donc choisir des actes de langage qui pourraient s'articuler ensemble (se présenter, faire une demande pour partir en voyage...).
Ce projet s'adresserait peut-être plutôt à des fins A1, les actes en question devant probablement avoir déjà été étudiés un minimum auparavant. Cela consisterait en une révision générale et permetterait de mémoriser ces actes de langage et appelerait à la créativité des apprenants pour monter les sketchs.
Je publie ces idées pour le moment mais je réfléchis à comment les améliorer, ou à d'autres projets possibles...!
Le produit final serait une sorte de guide touristique sous forme de blogue, à créer pour une autre classe d'une autre ville (qui effectuerait le même travail dans l'autre sens).
Les apprenants seraient divisés par groupe ayant chacun un aspect de la ville à chercher (les sorties culturelles: cinémas, musées...; les évènements de la ville: festivals, foires; les restaurants, etc.). Ils effectueraient les recherches sur internet mais également dans la ville (pour prendre des programmes écrits par exemple). Ils pourront ainsi proposer de mettre leur endroit préféré dans le blogue, s'ils ont déjà une certaine connaissance de la ville.
L'idée est que les apprenants de l'autre ville puissent venir visiter celle-ci en suivant le guide touristique simple proposé (idéalement).
Le blogue pourrait se spécialiser à une particularité qui se retrouve souvent dans la ville (à Aix-en-Provence par exemple, les enseignes portant le nom "Aix").
2. Les expressions en film:
Le but serait de créer un petit montage vidéo sur les expressions françaises.
Les apprenants pourraient aller interviewer des natifs et leur demander de citer une expression française. Ensuite, les étudiants choisiraient leurs expressions préférées à mettre dans le montage vidéo. Ils diront ce qu'ils en comprennent (par des dessins / sketch intégrés dans la vidéo - et par oral pendant que les images passent) puis ce que cela veut réellement dire, et s'ils ont un équivalent de cette expression dans leur langue, à traduire si possible en français (par exemple "it's raining cats and dogs" "il pleut des chats et des chiens").
3. Une jolie petite histoire:
Les apprenants élaboreraient des petits sketchs sur tel ou tel acte de langage, créant un petit film (vidéo de quelques minutes).
Les étudiants seraient divisés en groupe ayant chacun un acte de langage différent à observer, puis chaque groupe présentera son acte de langage (en expliquant son utilisation, en répondant aux questions des camarades qui n'auraient pas compris tel ou tel aspect) et leur proposition de petit sketch, qu'ils pourront modifier avec l'avis des autres apprenants. On peut également imaginer que chaque groupe sera charger d'effectuer une fiche sur son acte de langage, fiches qui seront par la suite communiquées à chaque étudiant en guise de synthèse. Enfin, ils construiront ensemble le produit final en interagissant sur comment ils imaginent les scènes.
Il faudrait donc choisir des actes de langage qui pourraient s'articuler ensemble (se présenter, faire une demande pour partir en voyage...).
Ce projet s'adresserait peut-être plutôt à des fins A1, les actes en question devant probablement avoir déjà été étudiés un minimum auparavant. Cela consisterait en une révision générale et permetterait de mémoriser ces actes de langage et appelerait à la créativité des apprenants pour monter les sketchs.
Je publie ces idées pour le moment mais je réfléchis à comment les améliorer, ou à d'autres projets possibles...!
mercredi 17 octobre 2012
Rally-web
Ces trois rallys permettent tous de
travailler des savoirs-faire informatiques: naviguer sur des sites internet,
rechercher, sélectionner des images et les envoyer ou les copier / coller et
enfin utiliser un traitement de texte (cas de la balade web). Toutefois ils
n'ont pas la même approche.
Le but du rallye sur la Carmague
est de répondre à des questions en allant chercher les informations sur un site
donné, de façon individuel. Cependant la recherche n'est pas guidée et les
réponses sont difficiles à trouver, l'apprenant doit beaucoup lire. Ainsi, le
public visé est surement intermédiaire à avancé, la tâche étant compliquée.
L'activité permet de découvrir des
savoirs linguistiques sur la culture et les visites de lieux (“ce que vous devez
visiter” “tout ce qu'il faut savoir sur la région” “les monuments historiques”
etc.). Ce rallye est donc dans une approche communicationnelle, l'activité
consistant uniquement à comprendre un texte et répondre aux questions.
Cette activité est un exercice scolaire, il ne
réuni pas tous les éléments nécessaires pour constituer une tâche (un sens, une
mise en situation, des précisons sur le mode d'évaluation).
Amélioration: "organiser un voyage" (objectif
pragmatique).
Le cyberallye Paris s'adresse,
lui, aux débutants. Le travail s'effectue également de manière individuel, mais
l'apprenant devra rendre un compte rendu sur un blogue. Il permet de découvrir
la ville de Paris à travers des sites internet. Les apprenants doivent répondre
à des questions précises en allant rechercher l'information sur des sités
donnés. L'activtié permet de travailler les connaissances linguistiques de la
météorologie, de la culture (musée, cathédrale) et des visites touristiques
(tarifs, horaires...). Enfin l'apprenant doit envoyer une image présente sur un
des sites à un ami, afin d'utiliser les multimédias nécessaires, et poster ses
réponses et commentaires sur un blogue. L'approche utilisée semble être, comme
pour le précédent, communicationnelle. En effet l'apprenant n'interagit pas avec
ses camarades, ce qui pourrait être fait avec la mise en commun sur le blogue.
L'activité consiste à nouveau à répondre à des questions en trouvant les
réponses sur un site.
Amélioration:
"découvrir la ville de Paris-résoudre une énigme" (objectif
culturel).
Si ce rallye semble avoir un but (écrire une
lettre) cela correspond uniquement à un objectif TIC et il n'y a pas de mise en
situation. Ce n'est pas un questionnaire aussi brut que le rally précédent,
toutefois il représente également un exercice scolaire. L'objectif est en
réalité linguistique: réutiliser des savoirs dans les phrases à
construire.
Le rallye balade web s'adresse aux
apprenants intermédiaire et avancé. Le travail est individuel en premier temps
(la recherche internet), puis oral (présentation devant la classe) et peut
devenir un travail de groupe. Les apprenants ont le choix entre trois sites
internet vendant des habits, et vont ensuite choisir un article qui leur
correspond. Ils vont voir le vocabulaire des vêtements, des couleurs, des
matières ainsi que des chiffres (avec le prix des articles). Une fois l'article
choisit, les apprenants doivent prendre la photo de celui-ci et la copier dans
un fichier word en précisant ses caractéristiques. Ils verront donc d'autres
multimédia (traitement de texte). Enfin les apprenants vont devoir présenter
leur article à la classe et justifier leur choix, travaillant l'argumentation et
l'expression des préférences. Un travail de groupe est possible à partir de
cette activité: rédiger un e-mail pour réclamer une livraison non conforme. Cela
leur permettra d'interagir et de coopérer, en utilisant les savoirs
linguistiques nécessaires à une situation formelle. Ce dernier rallye semble
donc plutôt s'inscrire dans une approche actionnelle, l'apprenant ayant plus de
liberté d'action et devant par la suite communiquer avec ses camarades pour
parler de son choix. Il manque cependant un but non purement linguistique à
l'activité.
Amélioration:
"cherchez à vous déguiser pour la prochaine soirée Halloween".
La fiche pédagogique ne s'adresse ni vraiment à
l'apprenant, ni vraiment à l'enseignant, ceci est mal organisé. Il manque une
mise en situation, un but, donc cela ne correspond pas à une tâche même si les
apprenants ont le choix. L'usage d'internet n'est pas utile, l’activité
finalement n'est pas un rallye mais bien un cours classique. On est ainsi dans
une approche globale et cela risque de ne pas être très motivant pour les
apprenants B2-C1.
Par “rally web” je
m'attendais plus à une sorte de parcours d'aventure qu'une simple recherche
internet. Le cyberallye Paris m'a plu dans le sens où cela pouvait correspondre
à une mini chasse aux trésors: chercher telle ou telle information précise sur
tel site, mais l'activtié ne devrait pas se terminer là-dessus. A l'inverse,
j'ai trouvé le premier rally plutôt rébarbatif, dans le sens où l'étendue de
recherche est tellement grande que l'on a rapidement envie d'abandonner la
recherche peu fructueuse, recquérant beaucoup de lecture. Enfin le dernier rally
donne plus de liberté à l'apprenant et plus d'interaction, mais l'activtié
pourrait être plus créative.
dimanche 14 octobre 2012
Approche ethnologue
Cette approche m'apparaît très créative et donc
très agréable. Le mot "ethnologue" à lui seul est déjà motivant: cela signifie
aller sur le terrain, agir! Les sites internet (tel ethnoclic ou ethnoart)
proposent des tâches intéressantes à mettre en place, relevant plus de l'action
que de l'exercice scolaire. Par exemple, créer une publicité allemande pour du
chocolat français (projet de l'IUFM pour l'allemand en primaire) est une façon
bien plus créative et attrayante d'apprendre des savoirs linguistiques en langue
étrangère que d'effectuer un exercice dans un manuel.
Ces sites et vidéos montrent qu'il ne faut pas
négliger la motivation dans la réalisation d'une tâche. Effectivement, créer un
montage vidéo et jouer les ethnologues dans son quartier lorsque l'on est enfant
doit être assez amusant, gratifiant, et doit éveiller la curiosité. L'apprenant
créait quelque chose de ses propres mains, peut en admirer le résultat et aura
appris (voire probablement acquis) les savoirs linguistiques nécessaires à
l'accomplissement de cette tâche. Enfin, tout cela montre également qu'il ne
faut pas négliger la créativité des apprenants eux-mêmes, si la tâche
peut sembler simple au départ, ils sauront souvent la transformer de façon tout
à fait inattendue.
mercredi 10 octobre 2012
BELC
Francis Debyser « La mort du manuel et le déclin de l'illusion méthodologique »
Pour la survie de l'enseignement
des langues, il faut cesser de vouloir perfectionner les manuels indéfiniment et
les abandonner. Le but est d'effectuer une intervention réellement novatrice
prenant en compte l'apprenant, l'enseignant, les institutions scolaires et la
société. Si au départ les méthodologies devaient être un support pour les
enseignants et faciliter l'apprentissage en langue étrangère des apprenants,
elles sont rapidement devenues un obstacle : elles sont incompatibles avec les
pédagogies de découverte, de créativité et empêchent la dynamique de groupe pour
favoriser une méthode « centrée sur le professeur ». La bonne démarche est de se
débarrasser de tous les manuels et d'adopter la simulation, qui reproduit des
situations réelles auxquelles l'apprenant pourra avoir à faire face plus tard,
et cela lui permettra de développer ses compétences et ses savoir-faire. Cette
technique est déjà fréquemment utilisée en formation mais pas ou peu, hélas,
dans l'apprentissage.
Jean-Marc Caré « Approche
communicative : un second soufle »
La technique
de simulation proposée par F. Debyser est à améliorer. Un concept de simulation
global serait plus intéressant à mettre en place en tant que projet de création.
Il est possible à travers la dramatisation de proposer aux élèves d'écrire leur
propre texte. La simulation quitte le texte et concerne l'imitation, en canevas
fermé (situations habituelles) ou canevas ouvert (situations imprévisibles). Le
concept de simulation global va plus loin et permet à l'apprenant de créer un
univers fictif – naturellement ce genre de simulation prend plus de temps à
mettre en place. Enfin le dernier pas est d'arriver à mener les apprenants à
l'improvisation : ils auront carte blanche pour les dialogues, les situations,
les personnages, etc. Il n'y a ainsi plus de supports mais les intentions
communicatives sont bien présentes et spontanées. Il faudra conduire l'apprenant
progressivement le long de toutes ces étapes afin d'arriver à la situation de
l'imprévu total.
Mes remarques:
La proposition de ces deux textes est très alléchante: supprimer les supports écrits et mettre en place une simulation, c'est-à-dire mettre l'apprenant en situation réaliste et donc imprévisible. Si cette technique semble pouvoir apporter aux apprenants des savoirs linguistiques, elle constitue une réelle leçon de vie, apprenant à s'adapter devant l'innattendu. Elle prend également en compte le développement de l'apprenant en tant qu'individu à part entière, ses compétences générales mais aussi le corps, comme au théâtre. Enfin, si la technique paraît bonne, elle semble assez difficile à mettre en place et donc se verra probablement refusée par la plupart des enseignants, et la suppression de tout support écrit paraît être une solution un peu drastique.
Mes remarques:
La proposition de ces deux textes est très alléchante: supprimer les supports écrits et mettre en place une simulation, c'est-à-dire mettre l'apprenant en situation réaliste et donc imprévisible. Si cette technique semble pouvoir apporter aux apprenants des savoirs linguistiques, elle constitue une réelle leçon de vie, apprenant à s'adapter devant l'innattendu. Elle prend également en compte le développement de l'apprenant en tant qu'individu à part entière, ses compétences générales mais aussi le corps, comme au théâtre. Enfin, si la technique paraît bonne, elle semble assez difficile à mettre en place et donc se verra probablement refusée par la plupart des enseignants, et la suppression de tout support écrit paraît être une solution un peu drastique.
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